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Poesie-classique

Poesie-classique

Poésie classique écrite selon l'inspiration des jours qui passent

Publié le par modepoete
Publié dans : #Fable
Le puceron recorman

 

Fable

 

Le puceron recordman

 

 

Nous étions au plein été

Au temps des vacances infernales

La décharge municipale

Pas très amicale

De la commune d’Entreval

Accueillait en son meeting

Des sports  sans coaching

Pour sportifs du règne animal

On se bousculait de ci, delà

Des milliers de compétiteurs

S’étaient engagé de bonne heure

Pour ne pas rater l’épreuve des honneurs

Le lancer de l’os des malheurs

De partout  en plein labeur

Chacun  en plein air

Dégustait une vermine sans valeur

En écoutant de partout la rumeur

Un géant battrait le record dès sa prison sorti

On était allé chercher au voisin cimetière

Des paquets d’os ramené à dos de cafard

On les avait rognés au matin blafard

Pour leur donner la forme de l’art

On disait que le géant  venu des nénuphars

C’était dopé à la moisissure de tomates  à l’instar

D’une vielle gloire, morte sous le drapeau au tard

D’un concours terminé dans la nuit noire de l’enfer

Ultime épreuve, ultime qualification il ne resta

A la nuit tombée que quatre sportifs de haut rang

Quand inquiète du record,  la lune se leva mendiante

Pour appeler les âmes perdues au firmament, réclamant

Leur  présence à la fête pour allumer leur luciole au vent

Et  conjurer la mauvaise fortune à l’exploit  dément

Des doryphores, pucerons, puces, vers et cafards

Qui s’échauffèrent pour l’épreuve reine de la fiesta

On n’avait jamais vu une décharge aussi propre

Pour une telle compétition, tout avait été nettoyé

Le doryphore se présenta  et leva un tibia bien rogné

Il fit une fausse manoeuvre et reçu celui-ci sans l’esquiver

La lune se cacha, de malheur elle ne voulut protéger…

Un ver trop repu par la dopeuse  nourriture au menu fut disqualifié

Un cafard supporté par la foule, cru son heure arrivée

Pauvre cafard ce n’était pas son jour et il ne fit désordre

Mais c’est alors que le puceron inconnu ne fit faux bond

Il profita de l’absence de la lune pour lever sa rapidité

Et le fémur  dur comme un roc, le  lança loin sans forcer

L’os roula, roula jusqu’au bas de la décharge pour filer

Sur les flots de la mer attenante et on ne su jamais

Quel fut le record du géant puceron qui d’un air étonné

Ne compris le pourquoi d’avoir été l’élu  du trop   mauvais

Ce sort qu’un petit recevait à n’être adulé à l’instant de ses lancés

Et la lune de lui dire : Ma modestie m’a fait oublier que tu participais.

Bonnes gens si vous être de réels  compétiteurs

Ne cherchez pas à tout prix le fol exploit

Restez modeste et la gloire s’invitera de tout bord

Surtout faites vous plaisir, humble  celui ci ne vous fera tord

Quand seul le travail honnête  vous mènera au record

©ƒC

 

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